Monero (XMR) est la cryptomonnaie de confidentialité la plus connue. Sur Bitcoin, n’importe qui peut ouvrir un explorateur de blocs et voir les adresses, les montants et tout l’historique des transferts ; Monero masque par défaut l’expéditeur, le destinataire et le montant de chaque transaction. C’est pourquoi certains parlent de XMR comme d’un « argent liquide numérique », tandis que les régulateurs et de nombreuses plateformes s’en méfient.
Cet avis sur Monero s’adresse à ceux qui veulent comprendre comment fonctionne réellement la confidentialité sur une blockchain : débutants qui souhaitent saisir la différence entre pseudonymat et vraie confidentialité, utilisateurs attachés à leur vie privée financière, et lecteurs avertis intéressés par RandomX, l’émission de queue, l’épisode Qubic et le futur passage à FCMP++.
Nous passons en revue l’histoire du projet, les signatures de cercle et les adresses furtives, le modèle d’émission, les portefeuilles et les clés, le cadre réglementaire et les retraits de cotation, puis dressons une liste honnête des avantages, inconvénients et risques du XMR.
- Qu’est-ce que Monero
- Histoire de Monero
- Comment fonctionne la confidentialité de Monero
- Minage RandomX et émission de XMR
- Monero vs Bitcoin : tableau comparatif
- Portefeuilles, adresses et clés Monero
- Réglementation et retraits de cotation
- Comment obtenir et échanger du XMR
- Évolutions à venir : FCMP++
- Avantages et inconvénients de Monero
- Risques de Monero
- FAQ
- Conclusion
- Sources
Qu’est-ce que Monero
Monero est une cryptomonnaie décentralisée et open source axée sur la confidentialité. Sa monnaie native est le XMR, et son nom signifie « pièce » en espéranto. Le réseau fonctionne en preuve de travail (Proof of Work) et n’a ni entreprise propriétaire, ni fondation émettrice, ni pré-minage : le développement est financé par la communauté et des dons volontaires.
L’idée centrale de Monero est la confidentialité par défaut. Les transactions Bitcoin sont transparentes : adresses et montants sont visibles de tous et peuvent souvent être reliés à des personnes réelles grâce à l’analyse. Sur Monero, chaque transaction masque automatiquement trois éléments : qui envoie, qui reçoit et combien. Aucun mode spécial n’est à activer, tous les transferts fonctionnent ainsi.
Autre propriété essentielle : la fongibilité. Comme l’historique des jetons n’est pas visible, un XMR ne peut pas être distingué d’un autre. Sur les blockchains transparentes, des jetons à l’historique « entaché » peuvent être bloqués ; Monero n’a pas ce marquage au niveau du protocole. Cela rapproche le XMR de l’argent liquide, mais soulève aussi des questions réglementaires que nous abordons plus loin.
Histoire de Monero
Monero a été lancé le 18 avril 2014 comme fork de Bytecoin, l’un des premiers projets basés sur le protocole CryptoNote. Il s’appelait à l’origine BitMonero. Les développeurs contestaient la manière dont Bytecoin avait été lancé, notamment un important pré-minage caché, et ont créé un nouveau réseau sans pré-minage. Quelques jours après le lancement, le nom a été raccourci en Monero.
Le projet a ensuite évolué au fil de hard forks réguliers et planifiés. En janvier 2017 est arrivé RingCT (transactions confidentielles qui masquent les montants), puis en 2018 les Bulletproofs, qui ont nettement réduit la taille des transactions et les frais. En 2019, le réseau est passé à l’algorithme de minage RandomX, pensé pour les processeurs. En 2020, il a adopté Dandelion++, qui complique l’identification de l’adresse IP de l’expéditeur, ainsi que les signatures CLSAG. En août 2022, la taille du cercle est passée à 16 et les Bulletproofs ont été remplacés par les Bulletproofs+, plus compacts.
La personne la plus souvent associée au projet est Riccardo Spagni (« fluffypony »), longtemps l’un de ses principaux mainteneurs. Mais Monero n’a pas de figure unique : le protocole est développé par des contributeurs indépendants, et la recherche est menée par le Monero Research Lab.
Comment fonctionne la confidentialité de Monero
La confidentialité de Monero repose sur plusieurs technologies indépendantes, chacune masquant une partie différente de la transaction.
Les signatures de cercle masquent l’expéditeur
Une signature de cercle (ring signature) permet de signer une transaction de sorte qu’un vérificateur sache qu’elle a été signée par un membre d’un groupe, sans savoir lequel. Monero ajoute automatiquement 15 leurres tirés de l’historique de la blockchain à l’entrée réelle, pour un cercle de 16 membres au total. Un observateur extérieur ne peut pas savoir lequel est réellement dépensé. La double dépense reste impossible grâce à des valeurs spéciales appelées key images.
Les adresses furtives masquent le destinataire
Lorsque vous envoyez du XMR, le portefeuille n’inscrit pas l’adresse publique du destinataire dans la blockchain. Une adresse furtive (stealth address) à usage unique est générée pour chaque transaction. Le destinataire utilise sa clé privée de visualisation pour retrouver les sorties qui lui appartiennent, tandis que les tiers ne peuvent pas les relier à l’adresse publiée.
RingCT masque les montants
RingCT (Ring Confidential Transactions) masque le montant transféré. Le réseau vérifie néanmoins mathématiquement que les entrées égalent les sorties, afin que personne ne puisse créer des jetons à partir de rien. Les Bulletproofs+ gardent ces preuves compactes.
Dandelion++ protège au niveau du réseau
Même avec une cryptographie parfaite, un observateur pourrait chercher à savoir depuis quelle adresse IP une transaction a été diffusée en premier. Dandelion++ fait d’abord transiter la transaction par une chaîne aléatoire de nœuds avant de la diffuser largement, ce qui rend cette analyse bien plus difficile. Pour une protection supplémentaire, beaucoup d’utilisateurs se connectent via Tor ou I2P.
Il faut en comprendre les limites : les signatures de cercle offrent une protection probabiliste, et non absolue, de l’expéditeur. Des chercheurs ont montré à plusieurs reprises que des erreurs d’utilisateurs ou le contrôle de nombreuses sorties peuvent aider l’analyse à réduire la liste des candidats. C’est précisément pour cela que la communauté travaille à remplacer les cercles par FCMP++.
Minage RandomX et émission de XMR
RandomX
Depuis novembre 2019, Monero utilise l’algorithme RandomX. Il exécute des programmes générés aléatoirement et sollicite fortement la mémoire, si bien qu’il fonctionne au mieux sur des processeurs ordinaires (CPU). L’objectif est d’empêcher la domination des ASIC spécialisés et de garder le minage ouvert au plus grand nombre. De nombreux mineurs utilisent P2Pool, un pool décentralisé qui ne demande pas de faire confiance à un opérateur.
Blocs et frais
Monero vise un temps de bloc de 2 minutes. La taille des blocs est dynamique : elle peut augmenter en cas de forte charge, et les frais dépendent de la taille de la transaction et de la demande du moment. Ils sont généralement faibles, mais pas fixes.
L’émission de queue
Contrairement au Bitcoin, Monero n’a pas de plafond d’offre. L’émission principale (environ 18,1 millions de XMR) s’est terminée en 2022, et l’émission de queue (tail emission) a pris le relais : les mineurs reçoivent 0,6 XMR fixe par bloc, sans limite de durée. En pourcentage, cela représente moins de 1 % par an, et ce taux diminue à mesure que l’offre totale augmente.
L’émission de queue vise à assurer aux mineurs un revenu stable et à sécuriser le réseau sur le long terme sans dépendre uniquement des frais. Ses détracteurs parlent d’inflation ; ses partisans y voient une compensation des jetons inévitablement perdus et une garantie de sécurité.
Monero vs Bitcoin : tableau comparatif
Monero et Bitcoin sont deux blockchains en preuve de travail sans émetteur central, mais aux approches opposées en matière de transparence. Nous omettons les cours et capitalisations, qui changent en permanence.
| Paramètre | Monero (XMR) | Bitcoin (BTC) |
|---|---|---|
| Lancement | 2014 (fork de Bytecoin) | 2009 |
| Algorithme de minage | RandomX (CPU) | SHA-256 (ASIC) |
| Temps de bloc | environ 2 minutes | environ 10 minutes |
| Offre | Émission de queue de 0,6 XMR par bloc, sans plafond | Plafond de 21 millions de BTC, halving tous les 210 000 blocs |
| Expéditeur | Masqué par signatures de cercle | Visible sur la chaîne |
| Destinataire | Masqué par adresses à usage unique | Visible sur la chaîne |
| Montant | Masqué (RingCT) | Visible sur la chaîne |
| Confidentialité | Par défaut pour toutes les transactions | Uniquement via des outils externes |
| Smart contracts et tokens | Aucun | Scripts limités |
| Disponibilité sur les plateformes | Restreinte dans de nombreuses juridictions | Quasiment partout |
À noter : Litecoin propose une confidentialité optionnelle via MWEB, mais uniquement si l’utilisateur choisit de s’en servir. Plus de détails dans notre avis sur Litecoin.
Portefeuilles, adresses et clés Monero
Le XMR peut être conservé dans les portefeuilles officiels Monero GUI et CLI, dans des portefeuilles communautaires populaires pour ordinateur et mobile (comme Feather ou Cake Wallet) ainsi que sur certains modèles de portefeuilles matériels Ledger et Trezor. Le portefeuille doit être non custodial, sinon une grande partie de la confidentialité est perdue, puisque le dépositaire voit votre activité. Nous détaillons les types de portefeuilles dans qu’est-ce qu’un portefeuille crypto.
Les adresses Monero sont longues : 95 caractères. Une adresse principale commence par 4, les sous-adresses par 8. Les sous-adresses sont pratiques pour donner une adresse différente à chaque payeur, car un tiers ne peut pas les relier entre elles. Les adresses intégrées, qui incluent un identifiant de paiement, commencent aussi par 4 mais sont plus longues : 106 caractères.
Un portefeuille Monero possède deux types de clés privées :
- La clé de visualisation (view key) permet de voir les transactions entrantes. Vous pouvez la confier à un auditeur ou à un comptable sans lui donner la possibilité de dépenser.
- La clé de dépense (spend key) sert à envoyer des jetons. Ne la communiquez jamais.
Les deux clés dérivent d’une phrase mnémonique : le format classique compte 25 mots, et certains portefeuilles utilisent le format Polyseed, plus court, de 16 mots. Perdre la phrase, c’est perdre l’accès aux fonds ; la divulguer, c’est perdre les fonds eux-mêmes. Découvrez comment la conserver correctement dans notre guide sur la phrase de récupération.
Réglementation et retraits de cotation
C’est justement la confidentialité par défaut qui rend Monero délicat pour les plateformes régulées. Les exigences de lutte contre le blanchiment (AML) et la Travel Rule supposent qu’une plateforme puisse retracer l’origine des fonds, ce qui est impossible sur Monero au niveau de la blockchain.
En conséquence, de nombreuses grandes plateformes ont restreint le XMR. Les plateformes japonaises ont retiré les monnaies de confidentialité dès 2018, et les plateformes sud-coréennes les ont également délistées. En 2024, Binance a cessé de négocier le XMR, et plusieurs autres plateformes l’ont restreint pour les utilisateurs de certaines régions, dont l’Espace économique européen. L’UE a adopté un règlement anti-blanchiment (AMLR) qui, à partir de juillet 2027, interdit aux prestataires de services sur crypto-actifs de traiter des actifs renforçant l’anonymat.
Il faut bien distinguer les choses : dans de nombreux pays, le simple fait de détenir du Monero n’est pas illégal, et les restrictions visent surtout les prestataires régulés. Mais les règles évoluent et varient selon les juridictions ; vérifiez donc la législation en vigueur chez vous. En pratique, les retraits de cotation réduisent la liquidité et compliquent l’entrée et la sortie du XMR. Pour comprendre pourquoi des services gèlent des fonds et comment fonctionne le contrôle, lisez notre article sur les vérifications AML en crypto.
Comment obtenir et échanger du XMR
En raison des retraits de cotation, acheter du Monero sur une grande plateforme n’est pas possible partout. Les principales options sont les plateformes qui acceptent encore le XMR dans votre pays, les places de marché P2P, les atomic swaps décentralisés et les services d’échange crypto instantanés. Sur RubyCash, par exemple, vous pouvez échanger de l’USDT ou une autre cryptomonnaie contre du XMR sans inscription, en indiquant l’adresse de votre portefeuille Monero. Sachez que, comme tout service responsable, un service d’échange peut soumettre les fonds entrants à un contrôle AML.
- Installez un portefeuille Monero non custodial et notez la phrase mnémonique sur papier. Attendez que le portefeuille se synchronise avec le réseau.
- Copiez une adresse de réception : l’adresse principale (commence par 4) ou une nouvelle sous-adresse (commence par 8).
- Choisissez la paire, par exemple de l’USDT sur le bon réseau vers du XMR, et vérifiez le montant reçu et le type de taux.
- Collez votre adresse XMR et comparez les premiers et derniers caractères : les adresses Monero sont longues et une substitution passe facilement inaperçue.
- Envoyez les jetons vers l’adresse de dépôt, exactement sur le réseau indiqué.
- Attendez les fonds. Les XMR reçus deviennent dépensables après 10 confirmations, une règle du protocole qui représente environ 20 minutes.
Pour comprendre comment un service d’échange fixe son taux et ce qui distingue un taux fixe d’un taux flottant, lisez notre article sur le fonctionnement d’un service d’échange instantané.
Évolutions à venir : FCMP++
L’évolution la plus attendue de Monero est FCMP++ (Full-Chain Membership Proofs). Au lieu d’un cercle de 16 membres, une transaction prouvera que la sortie dépensée appartient à l’ensemble complet des sorties de la blockchain, sans révéler laquelle. L’ensemble d’anonymat s’en trouve considérablement élargi, et la plupart des faiblesses de l’analyse probabiliste des cercles disparaissent.
En parallèle de FCMP++, un nouveau schéma d’adresses et de clés baptisé CARROT est en préparation. En 2025 et 2026, la mise à jour a été testée sur des réseaux de test. Au moment de la rédaction de cet article, aucune date d’activation de FCMP++ sur le réseau principal n’a été annoncée : fiez-vous aux annonces officielles sur getmonero.org plutôt qu’aux rumeurs et aux prévisions.
Avantages et inconvénients de Monero
Avantages
- Confidentialité par défaut. Expéditeur, destinataire et montant sont masqués dans chaque transaction.
- Fongibilité. Les jetons ne portent aucun historique visible susceptible de les déprécier.
- Minage accessible. RandomX cible les processeurs ordinaires, et le pool décentralisé P2Pool est disponible.
- Solide culture de recherche. Le protocole est mis à jour régulièrement, et les changements majeurs passent par un débat ouvert et des audits.
- Clés flexibles. La clé de visualisation permet une divulgation sélective sans donner accès aux fonds.
- Ni pré-minage ni société émettrice. Le projet est porté par la communauté.
Inconvénients
- Pression réglementaire. Les retraits de cotation sur les grandes plateformes réduisent la liquidité et compliquent l’achat.
- Transactions plus lourdes. Elles sont plus volumineuses, et la blockchain grossit plus vite que celle de nombreux réseaux transparents.
- Plus exigeant pour les débutants. La synchronisation du portefeuille, les longues adresses et les différentes clés demandent de l’attention.
- Ni smart contracts ni DeFi. Monero est de la monnaie, rien d’autre.
- Pas de plafond d’offre. Certains investisseurs voient l’émission de queue comme un inconvénient.
À qui convient Monero : aux utilisateurs pour qui la confidentialité financière est une exigence ferme et qui sont prêts à apprendre à utiliser des portefeuilles non custodial. À qui il ne convient pas : à ceux qui veulent garder leurs jetons sur une plateforme régulée, ont besoin d’une forte liquidité ou vivent dans une juridiction où les monnaies de confidentialité sont restreintes.
Risques de Monero
Attaques sur le hashrate. En août 2025, un pool de minage lié au projet Qubic a temporairement obtenu une large part du hashrate de Monero et provoqué une réorganisation de la chaîne sur plusieurs blocs. Certaines plateformes ont suspendu un temps les dépôts de XMR, et la communauté s’est tournée plus activement vers le pool décentralisé P2Pool. L’épisode a montré que la concentration du hashrate est un risque réel pour les réseaux PoW de taille modeste ; pour les gros montants, mieux vaut attendre davantage de confirmations.
Risque réglementaire. De nouvelles restrictions pourraient encore réduire le nombre de lieux où acheter ou vendre du XMR, avec un impact sur la liquidité et le cours.
Volatilité. Comme toute cryptomonnaie, le XMR peut perdre fortement de sa valeur. Cet avis ne constitue pas un conseil en investissement.
Erreurs des utilisateurs. La confidentialité ne protège ni du phishing, ni des faux portefeuilles, ni de la perte de la phrase mnémonique. Téléchargez les logiciels uniquement depuis le site officiel et vérifiez les signatures des fichiers.
Faux sentiment d’anonymat total. Monero masque les données sur la chaîne, mais les plateformes avec KYC, les adresses IP et le comportement de l’utilisateur peuvent révéler son identité. La confidentialité est un ensemble d’habitudes, pas un simple bouton.
FAQ
Monero est une cryptomonnaie qui masque par défaut l’expéditeur, le destinataire et le montant de chaque transfert. Elle est sécurisée par le minage et n’a pas d’émetteur central. Le jeton du réseau s’appelle XMR.
Un explorateur de blocs Monero n’affiche pas les adresses et les montants comme celui du Bitcoin. Les signatures de cercle offrent toutefois une protection probabiliste, et des données externes, comme le KYC des plateformes, les adresses IP ou le comportement de l’utilisateur, peuvent aider l’analyse. Aucune technologie ne garantit un anonymat total.
Dans de nombreux pays, détenir du Monero n’est pas interdit, mais les plateformes régulées et les prestataires de services crypto sont de moins en moins en mesure de prendre en charge les monnaies de confidentialité. Les règles varient selon les juridictions et évoluent ; vérifiez la législation de votre pays.
Les plateformes régulées doivent respecter les exigences AML et retracer l’origine des fonds. Sur Monero, c’est impossible au niveau de la blockchain, si bien que de nombreuses plateformes abandonnent le XMR ou le restreignent dans certains pays.
Il n’y a pas de plafond. L’émission principale d’environ 18,1 millions de XMR s’est achevée en 2022, et les mineurs reçoivent désormais 0,6 XMR par bloc sans limite de durée. L’inflation annuelle est inférieure à 1 % et continue de baisser.
Oui. L’algorithme RandomX est conçu pour les processeurs ordinaires, le minage sur CPU est donc possible. La rentabilité dépend du coût de l’électricité, de votre processeur et du hashrate total du réseau. P2Pool est une solution populaire pour miner sans faire confiance à un opérateur de pool.
Un bloc est produit environ toutes les 2 minutes. Les jetons reçus deviennent dépensables après 10 confirmations, soit environ 20 minutes. Les services peuvent fixer leurs propres exigences de confirmations.
La clé de visualisation permet de voir les transactions entrantes d’un portefeuille, sans pouvoir en dépenser les fonds. Vous pouvez la confier à un auditeur ou l’utiliser dans un portefeuille en lecture seule. La clé de dépense doit rester exclusivement entre les mains du propriétaire.
Sur Monero, la confidentialité est obligatoire pour toutes les transactions. Sur Litecoin, MWEB est un mode optionnel que l’utilisateur doit choisir, les transferts ordinaires restant transparents. Monero utilise en outre d’autres technologies : signatures de cercle, adresses furtives et RingCT.
Conclusion
Monero est la mise en œuvre la plus cohérente de l’idée d’un argent numérique confidentiel. Signatures de cercle, adresses furtives, RingCT et Dandelion++ protègent chaque transaction par défaut, tandis que RandomX et l’émission de queue visent la décentralisation et la sécurité du réseau sur le long terme.
Ce modèle a un prix : pression réglementaire, retraits de cotation, prise en main plus exigeante et exposition à la concentration du hashrate, comme l’a montré l’épisode Qubic. Le futur passage à FCMP++ pourrait renforcer nettement la confidentialité, mais son calendrier d’activation doit être suivi via les sources officielles.
Si la confidentialité financière compte pour vous et que vous êtes prêt à respecter les lois de votre pays ainsi que les règles de sécurité de base, Monero mérite une étude attentive. Commencez par de petits montants, utilisez un portefeuille non custodial et ne stockez jamais votre phrase mnémonique sous forme numérique.